On voit passer beaucoup de dossiers de cession. Les process qui déraillent ont presque toujours la même cause : pas un mauvais marché, pas un mauvais acquéreur, mais une entreprise qui n'était pas prête. La bonne nouvelle : la préparation, ça se pilote. Voilà le chantier, 12 à 18 mois avant le lancement.
Tout acquéreur sérieux fera auditer vos comptes. Ce qu'il cherchera : la fiabilité de votre EBITDA, la qualité de votre chiffre d'affaires (récurrence, concentration clients), le BFR normatif. Ce qu'il faut préparer :
C'est le point noir numéro un des PME. Si tout passe par vous (les clients clés, les décisions, le savoir-faire), l'acquéreur achète un risque, et il le fera payer : décote, earn-out long, clause d'accompagnement contraignante. Douze mois, c'est le minimum pour déléguer visiblement : un management identifiable, des processus écrits, des relations clients partagées.
La structuration fiscale d'une cession (apport-cession, holding, pacte Dutreil pour une transmission familiale, régime des plus-values) se prépare des mois, parfois des années avant. Certains dispositifs imposent des délais de détention. C'est le sujet à traiter en premier avec votre avocat fiscaliste : après la LOI, il est trop tard pour optimiser.
Un process de cession prend 6 à 10 mois et consomme une énergie folle. Le piège classique : le dirigeant se consacre au deal, les ventes décrochent, et l'acquéreur renégocie le prix à la baisse en fin de course. C'est précisément pour ça qu'un conseil pilote le process : pour que vous restiez concentré sur la performance, qui est votre meilleur argument de négociation jusqu'au dernier jour.
Chez nous, un mandat de cession suit une mécanique éprouvée : 2 à 4 mois pour tester la valeur de marché (30 à 60 contreparties qualifiées approchées confidentiellement, environ la moitié répondent, une dizaine signent un NDA), puis 3 à 6 mois de négociation, due diligence et documentation jusqu'au closing. À l'arrivée, 1 à 3 offres fermes qu'on met en concurrence. Le détail est sur notre page M&A.
« Pourquoi vendez-vous? »
Préparez une réponse honnête et cohérente. Un acquéreur détecte vite un vendeur pressé ou un problème caché. « Je veux adosser l'entreprise à un groupe capable de l'amener plus loin » est une bonne réponse si votre process le démontre. Et pour une entreprise à impact, la vraie question derrière : que devient la mission après vous? Les acquéreurs sérieux veulent une réponse, et nous aussi : c'est même la raison d'être de Prouesse.
Premier échange de 30 minutes, confidentiel et sans engagement. On regarde votre situation et on vous dit franchement ce qu'on en pense.
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